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4 mai 2010

5 cinés plus 1 : bonne cure

SOUL KITCHEN


Pas vraiment ma tasse de thé, celui-ci.
On ne peut pas tout aimer.
Passons ...





WHITE MATERIAL

Celui-ci : oui !
J'y ai aimé l'histoire, le pays, l'entêtement, la fille, les autres filles, les femmes, les hommes, les enfants, la scène de la salle de bains, la plantation, le travail, les tuyaux, les machines, la scène de la tête de chèvre, le caractère de Maria (Isabelle Huppert), Christophe Lambert, le fils (Nicolas Duvauchelle), les chemins, les bourgades, la guerre des uns, les morts, les vivants, les noirs, les tricheurs, les autres ...






THE GOOD HEART


D'abord j'ai cru que le sujet - et son traitement- m'ennuyaient, puis j'ai vu que je n'allais plus penser qu'à tout ça pendant toute la nuit et au-delà. Les dernières scènes -l'avant-dernière : choc - et la dernière : super-choc qui révolte tout autant - ne laissent pas indemne ...

Mine de rien, c'est peut-être mon préféré des 5.

De plus ce film m'a été l'occasion de cogiter sur le cinéma, l'actuel, l'ancien, notre conditionnement, notre formatage, des pensées bizarres comme ça... Ca fait du bien de se découvrir conscient.
Et puis , en anglais ...



MAMMUTH


Au début, pour celui-ci aussi, j'ai besoin de m'accrocher.
Des exagérations, des incongruités. Un parti-pris. De la caricature.
J'ai peur de m'ennuyer. Ou d'être prise pour une dinde...
Puis c'est le contraire.
La caricature, l'exagération, ... c'est la vérité.
C'est chacun de nous, c'est tellement nous.
Ca ne laisse pas indemne, et encore moins indifférent.
Bravo les français.

TOUT CE QUI BRILLE


Le plus gai ? Le plus positif ? Oui. Le plus jeune aussi. Ceci explique cela. Un film qui sent bon, tout en énergie, partout partout, même dans les moments noirs et les errances. Vaut mieux ça que regarder les infos. Pour tout le monde. Allez-y. Coup de coeur mérité.
Banco !





Et mardi dernier, à la télé il se trouve que je me suis installée devant
Camping

et que je m'y suis régalée !
Ce Patrick Chirac, que je fuis quand il n'est que Franck Dubosc est tellement à notre image, lui aussi,
et ses acolytes tellement vrais également !
Caricature, toujours, mais à croquer !
Du coup, mon prochain ciné, c'est Camping 2. Sans hésiter.

3 mars 2010

John Malkovich dans "Disgrace"



UN film - LE film- comme je les aime : beau esthétiquement, dépaysant géographiquement et socialement, surprenant , tout au long, par son propos - ses propos plutôt - montrant des situations peu communes et pourtant tellement humaines, suffisamment trouble pour m'interroger, suffisamment simplifié (dans sa construction) pour que je comprenne l'objectif du cinéaste - et le travail des acteurs.
Conclu : un film qui me donne envie de retourner au ciné, vite , vite , pour voir des arts de cette qualité, parce que j'en reviens pleine de nouvelles idées et de nouveaux horizons , avec l'envie de les explorer vite , vite, et de les savourer longtemps , longtemps.
Merci la vie de nous apporter des émotions -révélations- de cette taille.

5 janv. 2010

Die Welle - La vague - The wave -

La vague .

Film allemand .
Bouleversant , choquant. Effrayant .
Pour moi , c'est surtout la facilité avec laquelle on se laisse embrigader , pour peu qu'un meneur sache faire appel à quelques ressorts apparemment 'nobles' , que j'aurais voulu combattre. C'est cette 'déviance' que j'aurais voulu voir dénoncée plus que tout par le professeur. Qu'il renvoie chacun, plus explicitement, à sa responsabilité , ou plutôt à sa renonciation aveugle , ou paresseuse , à sa démission - de jugement, de sens critique, de recul , d'indépendance, de raison .

Sa mise au point finale, - démonstration de dérive - était bonne cependant. Aurait pu me satisfaire - et rendre l'espoir aux spectateurs - s'il n'y avait pas eu l'élément de trop , l'élément incontrôlable , ... qui est aussi ce dont il faut toujours se méfier , et que Rainer n'avait pas assez senti venir ...

4 sept. 2009

J'ai eu le plaisir de voir ququs bons films en juillet. Le plus important, que j'irai peut-être revoir : "The reader"
J'en reparlerai sûrement ici. Il m'a dopée pour aller en voir d'autres dans la foulée .


Partir
Film sur la passion entre une bourgeoise et un ouvrier espagnol scènes violentes - amour torride - dégringolade de la femme dans une spirale de folie et de férocité , avec des tours de force et de volonté pour suivre sa passion
Je n'ai pas adhéré à tous les aspects de l'histoire, je jugeais que ça allait trop loin pour être plausible. Pourtant c'était bien tourné et je reconnais que c'est ce qui fait la particularité du film , et ce qui provoque question - Sans la violence et les improbabilités, le film serait une histoire d'infidélité comme tant d'autres.
Excellente Kristin Scott-Thomas et excellent Sergi Lopez, même si je me demande si l'un et l'autre ne sont pas un peu trop égaux à leurs images déjà acquises ...

Adieu Gary
C'est un peu spécial, ça a été tourné dans un site ardéchois proche : les anciennes cimenteries Lafarge de Viviers. Acteur principal JP Bacri dont on aime -ou pas- le côté grognon. Le film est évidemment bien fait, images et scènes léchées, calculées et parfaites ... Mais il ne s'y passe pas grand chose ... Que la vie, douce ou difficile, dans cette cité ouvrière en voie "d'après disparition" , comme partout quand quelque chose est fini ... Il vaut mieux être en de bonnes conditions , et prêt à admirer gratuitement, -ce qui était mon cas- pour apprécier l'ambiance ...

Demain dès l'aube
Histoire de deux frères, si on veut raccourcir .... Grâce à la bande-annonce, je savais qu'il y avait des scènes de piano, alléchantes. Le frère aîné (joué par Vincent Perez que j'aime voir) est pianiste réputé.
Je ne m'y suis pas ennuyée, ne suis pas partie au milieu. Mais c'est le genre de film que je n'aime pas voir. Parce que je n'y trouve pas l'espoir de la victoire du bien sur le mal, de l'intelligence sur la bêtise, de l'amour sur la haine gratuite. J'ai tout regardé, je voulais voir la suite et la fin, mais ça me révoltait et me donnait envie de fuir. Je préfère - et je ne suis pas la seule- que le Bien, le courage, la générosité, soient le vainqueur dans une histoire.
La puissance du mal, la capacité destructrice de la méchanceté, les personnages sans visage humain, la froideur contre laquelle rien n'a de prise, .... c'est pas pour moi !
Par ailleurs on y voit un univers que j'ignorais : les jeux de rôles, auxquels se consacrent des groupes , paraît-il , et à quelles dérives ces jeux peuvent mener .... C'est là que tout espoir de faire triompher le Bien est vain. Dans ce film, les protagonistes sont des accros à la période napoléonienne, qui ne jouent guère , qui sacrifient à leur fantasme tout sens des réalités, toute empathie ... Jusqu'aux duels - Avec vrais enjeux, vrais témoins, ... vraies armes, et vrais morts, pour rien d'autre que par asservissement au jeu ...
Mathieu (Vincent Pérez) est le seul personnage à peu près normal ... Au milieu de vrais fous , il ne pouvait pas faire grand chose. Je ne suis même pas sûre qu'il ait sauvé son frère. Ni que ce frère ait mérité d'être sauvé ...

Ce film m'a marquée .... Je suis contente au moins de ne pas y avoir perdu la tête.

2 juin 2009

Genova

Just a week ago I saw "Genova" . French title : "Un été italien"
That film has impressed me.

The story is about an English family (American, I think , for they tell about Chicago) . The father is a teacher, the mother is a musician, the 2 daughters are around 9 and 17. The two girls are with their mother when she is killed in a car accident. Then the father decide to go in Italy with his daughters , to start for a new life . Or to keep on ...
The film shows how the father (Colin Firth, extremely cautious and true) manages for his daughters to pass through their difficulties and to go on living their own life. He has to stand acute, generous, sensible, and gentle, and strong and courageous, and hopeful .. The girls have each a special behaviour, because of their ages. The father's worrying a lot for both of them, differently .
I found each scene very well conducted.

Les personnages sont actuels et réalistes. Pas de caricature, pas de scène banale ou superficielle.

Et en plus , - un petit plus qui ne pouvait que me plaire- les cours d'anglais du père en Italie , ressemblent tellement à ce que j'ai vécu dans mes cours d'été en Grande-Bretagne !
- It's so cute ! -
Les étudiants tellement heureux de parler anglais , "avec un vrai Englishman" , et faisant tous les mêmes phrases ! Je comprenais très bien ce qu'ils disaient !

21 mars 2009

Bend it like Beckham

This morning, I 've watched the video : "Bend it like Beckham"

Exactly the sort of film I like, with all the ingredients to be interested in the story : determined young people, sensible efforts to go ahead and to solve problematical situations, cultural differences, courage, good willing, familial emotion, happy end.

Great !


It's somehow what I found in " Billy Elliot"

18 janv. 2009

Billy Elliot

That last week I have loved to see the DVD that I received from Claire for Christmas : Billy Elliot .

I have enjoyed very much watching it. Twice and more.

I feel the story full of courage, sincerity, and desire.

As the pictures went by, I was more and more admirative.

The very last scene impressed me overall. When Billy is a dancing young adult, when he is said " Your family are here", when his father has tears in his eyes, when the other young dancers stretch out the neck to see his flight on the stage. I realised how our emotion has been growing all along the whole story to make us cry with relief and approval at this last instant.


Thanks, artists, you make us happy to live in your time .