26 mars 2010
26 mars 2010 - Crue bienvenue
14 mars 2010
Ferrat , le cri
Ecoutons-les, chantons-les, comme nous les aimons.
Merci à lui, le grand, le beau, l'humain,
amoureux, gourmand, "pareil à nous",
le révolté et la conscience,
le frère des peuples, le solidaire,
génial, proche et caché,
inégalé,
compagnon des pays et des payses,
-ami d'un autre Jean, parti avant-,
merci, Jean, d'avoir chanté.
Nous pensons à sa femme, à ses familiers, à ses amis
Chantons avec ses textes et ses musiques

Un jour futur,
Puis des millions de jours,
J'avancerai parmi des millions d'hommes,
Brisant les murs de ce siècle trop lourd,
Croquant l'amour, comme la rouge pomme, ....
Mon frère, mon ami, mon fils, mon camarade
Je te fais notre alcade
Marin ne tire pas sur un autre marin
Ils tournèrent leurs carabines
Potemkine
M'en voudrez-vous beaucoup
Si je vous dis un monde
Où l'on n'est pas toujours du côté du plus fort
Ce soir
J'aime la marine
Potemkine
Maria avait deux enfants,
Deux garçons dont elle était fière
Et c'était bien la même chair
Et c'était bien le même sang
On ne sait pas
Tout ce qu'on sait
C'est qu'on les retrouva ensemble
Le Blanc et le Rouge mêlés
A même les pierres et la cendre
Si vous lui parlez de la guerre
Si vous lui dîtes Liberté
Elle vous montrera la pierre
Où ses enfants sont enterrés
Quoi toujours ce serait la guerre la querelle
Des manières de rois et des fronts prosternés
Et l'enfant de la femme inutilement né
Les blés déchiquetés
Un jour un jour
Un jour pourtant
Un jour viendra couleur d'orange
Un jour de palme un jour de feuillages au front
Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche
Ma môme,
Elle joue pas les starlettes
Elle met pas des lunettes de soleil
Elle pose pas pour des magazines
Elle travaille en usine, à Créteil
Chez nous
Y a du soleil qui s'attarde
Je pose ma tête sur ses reins
Je prends doucement sa main
et je la garde
Eux c'est la route qui les pousse
Avec des fifres à leurs trousses
Les Nomades
Et quand on voit sous les platanes
Passer les mulets et les ânes
On a beau être des profanes
On aimerait suivre la caravane
Des Nomades
Nul ne guérit de son enfance
de son enfance
Le vent violent de l'histoire
Allait disperser à vau-l'eau
Notre jeunesse dérisoire
Changer nos rires en sanglots
Amour orange amour amer
L'image d'un père évanouie
Qui disparut avec la guerre
Renaît d'une force inouie
Nul ne guérit de son enfance
Celui qui vient à disparaître
Pourquoi l'a-t-on quitté des yeux
On fait un signe à la fenêtre
Sans savoir que c'est un adieu
Chacun de nous a son histoire
Et dans notre cœur à l'affût
Le va-et-vient de la mémoire
Ouvre et déchire ce qu'il fût
Nul ne guérit de son enfance
Il y a cent ans,
commun , commune
Comme artisan et ouvrier
Ils se levèrent
En écoutant chanter Pottier
En groupe en ligue en procession Depuis deux cents générations
Si j'ai souvent commis des fautes
Qu'on me donne tort ou raison
De grèves en révolutions
Je n'ai fait que penser aux autres
Pareil à tous ces compagnons
Qui de Charonne à la Nation
En ont vu défiler parole
Des pèlerines et des bâtons
Jean, .. Jean , Jean

Au printemps de quoi rêvais-tu ?
Vieux monde clos comme une orange
Faites que quelque chose change
Et l'on croisait des inconnus
Riant aux anges
Au printemps de quoi rêvais-tu ?
Au printemps de quoi riais-tu ?
Jeune homme bleu de l'innocence
Tout a couleur de l'espérance
Que l'on se batte dans la rue
Ou qu'on y danse
Au printemps de quoi riais-tu ?
Au printemps de quoi rêvais-tu ?
Poing levé des vieilles batailles
Et qui sait pour quelles semailles
Quand la grève épousant la rue
Bat la muraille
Au printemps de quoi rêvais-tu ?
Au printemps de quoi doutais-tu ?
Mon amour que rien ne rassure
Il est victoire qui ne dure
Que le temps d'un Ave, pas plus
Ou d'un parjure
Au printemps de quoi doutais-tu ?
Au printemps de quoi rêves-tu ?
D'une autre fin à la romance
Au bout du temps qui se balance
Un chant à peine interrompu
D'autres s'élancent
Au printemps de quoi rêves-tu ?
D'un printemps ininterrompu
Jean Ferrat Tenenbaum

Poème : Louis Aragon
Chanté par : Jean Ferrat
J'en ai tant vu qui s'en allèrent
Ils ne demandaient que du feu
Ils se contentaient de si peu
Ils avaient si peu de colère
J'entends leurs pas j'entends leurs voix
Qui disent des choses banales
Comme on en lit sur le journal
Comme on en dit le soir chez soi
Ce qu'on fait de vous hommes femmes
O pierre tendre tôt usée
Et vos apparences brisées
Vous regarder m'arrache l'âme
Les choses vont comme elles vont
De temps en temps la terre tremble
Le malheur au malheur ressemble
Il est profond profond profond
Vous voudriez au ciel bleu croire
Je le connais ce sentiment
J'y crois aussi moi par moments
Comme l'alouette au miroir
J'y crois parfois je vous l'avoue
A n'en pas croire mes oreilles
Ah je suis bien votre pareil
Ah je suis bien pareil à vous
A vous comme les grains de sable
Comme le sang toujours versé
Comme les doigts toujours blessés
Ah je suis bien votre semblable
J'aurais tant voulu vous aider
Vous qui semblez autres moi-même
Mais les mots qu'au vent noir je sème
Qui sait si vous les entendez
Tout se perd et rien ne vous touche
Ni mes paroles ni mes mains
Et vous passez votre chemin
Sans savoir que ce que dit ma bouche
Votre enfer est pourtant le mien
Nous vivons sous le même règne
Et lorsque vous saignez je saigne
Et je meurs dans vos mêmes liens
Quelle heure est-il quel temps fait-il
J'aurais tant aimé cependant
Gagner pour vous pour moi perdant
Avoir été peut-être utile
C'est un rêve modeste et fou
Il aurait mieux valu le taire
Vous me mettrez avec en terre
Comme une étoile au fond d'un trou
3 mars 2010
John Malkovich dans "Disgrace"

UN film - LE film- comme je les aime : beau esthétiquement, dépaysant géographiquement et socialement, surprenant , tout au long, par son propos - ses propos plutôt - montrant des situations peu communes et pourtant tellement humaines, suffisamment trouble pour m'interroger, suffisamment simplifié (dans sa construction) pour que je comprenne l'objectif du cinéaste - et le travail des acteurs.
Conclu : un film qui me donne envie de retourner au ciné, vite , vite , pour voir des arts de cette qualité, parce que j'en reviens pleine de nouvelles idées et de nouveaux horizons , avec l'envie de les explorer vite , vite, et de les savourer longtemps , longtemps.
Merci la vie de nous apporter des émotions -révélations- de cette taille.
8 janv. 2010
Che Guevara

Entre les vacances de toussaint et de Noël j'ai eu à me pencher sur la vie de Che Guevara , pour aider une de mes collégiennes préférées à faire un exposé. Elle était en train d'apprendre , parallèlement, avec sa prof de musique , la chanson de Nathalie Cardone . Voici les paroles . Je sais que quelques amoureux de l'espagnol vont s'en délecter.
Aprendimos a quererte,
Desde la histórica altura,
Donde el sol de tu bravura
Le puso cerco a la muerte.
Aqui se queda la clara,
La entrañable transparencia
De tu querida presencia,
Comandante Ché Guevara.
Vienes quemando la brisa
con soles de primavera
para plantar la bandera
con la luz de tu sonrisa
Aqui se queda la clara,
La entrañable transparencia
De tu querida presencia,
Comandante Ché Guevara.
Tu amor revolucionario
te conduce a nueva empresa,
donde espera la firmeza
de tu brazo libertario.
Aqui se queda la clara,
La entrañable transparencia
De tu querida presencia,
Comandante Ché Guevara.
Aqui se queda la clara,
La entrañable transparencia
De tu querida presencia,
Comandante Ché Guevara.
Seguiremos adelante
como junto a ti seguimos
y con Fidel te decimos :
"¡Hasta siempre Comandante!"
Aqui se queda la clara,
La entrañable transparencia
De tu querida presencia,
Comandante Ché Guevara.
Aqui se queda la clara,
La entrañable transparencia
De tu querida presencia,
Comandante Ché Guevara.
5 janv. 2010
Die Welle - La vague - The wave -

13 sept. 2009
Reading books
"Reading is to the mind what exercise is to the body"
The value of reading
Voici une page qui me plaît :
The Value of Reading
"Reading is to the mind what exercise is to the body" -Sir Richard Steele.
by Larry Greider
Sadly, more and more people today are giving up the printed word in favor of being entertained and informed by the talking head and crystal clear imagery of the ever-larger TV set that sits as a throne in the center of their living space.
A recent news story noted that more and more infants are being subjected to TV programming, perhaps as a babysitter. More than two hours of TV time per day are now a part of infant development, generating physiological and mental problems that are of growing concern among experts.
At the very least, young people will learn how to process information in a much different way than those of other generations. Reading encourages thinking, reflecting and the cultivation of truth, but image-driven cultures tend toward subjectivism, superstition, hedonism and propaganda. >>> La lecture renforce/encourage la pensée, la réflexion et le culte du vrai (le sentiment de ce qui est réel) , alors que les cultures conduites par l'image conduisent au subjectivisme, à la superstition, à l'hédonisme et aux propagandes.
Dr. Jane Healy cautions, "Too much television—particularly at ages critical for language development and manipulative play—can impinge negatively on young minds in several different ways including the following:"Higher levels of television viewing correlate with lowered academic performance, especially reading scores. This may be because television substitutes for reading practice, partially because the compellingly visual nature of the stimulus blocks development of left-hemisphere language circuitry.A young brain manipulated by jazzy visual effects cannot divide attention to listen carefully to language. Moreover, the 'two-minute mind' easily becomes impatient with any material requiring depth of processing" >>> Un jeune cerveau manipulé par les clinquants effets visuels ne peut pas consacrer son attention à écouter attentivement la parole/le langage. Par dessus tout, "le cerveau de 2 minutes" (cerveau qui passe rapidement sur tout ... ) devient facilement impatient devant toute situation demandant un investissement profond (AAP [American Academy of Pediatrics] News, May 1998, www.aap.org/advocacy/chm98nws.htm).
5 sept. 2009
jus du bol
Du coup, je ne sais pas si mes commentaires sur le jus de raisin de MARYSE sont passés.
A tout hasard, les revoilous:
Jus de raisin en septembre, Noël en décembre
Le jus est dans le bol et les pépins dans le...moulin
Les vitamines sont dans le bol, je répète, les vitamines sont dans le bol
Here are you ?
Nos liens sont toujours vivants ? Deux ou trois mots sous commentaires en feront foi !
Du nouveau ?
4 sept. 2009
J'en reparlerai sûrement ici.
Il m'a dopée pour aller en voir d'autres dans la foulée .Partir

Film sur la passion entre une bourgeoise et un ouvrier espagnol scènes violentes - amour torride - dégringolade de la femme dans une spirale de folie et de férocité , avec des tours de force et de volonté pour suivre sa passion
Je n'ai pas adhéré à tous les aspects de l'histoire, je jugeais que ça allait trop loin pour être plausible. Pourtant c'était bien tourné et je reconnais que c'est ce qui fait la particularité du film , et ce qui provoque question - Sans la violence et les improbabilités, le film serait une histoire d'infidélité comme tant d'autres.
Excellente Kristin Scott-Thomas et excellent Sergi Lopez, même si je me demande si l'un et l'autre ne sont pas un peu trop égaux à leurs images déjà acquises ...
Adieu Gary
C'est un peu spécial, ça a été tourné dans un site ardéchois proche : les anciennes cimenteries Lafarge de Viviers. Acteur principal JP Bacri dont on aime -ou pas- le côté grognon. Le film est évidemment bien fait, images et scènes léchées, calculées et parfaites ... Mais il ne s'y passe pas grand chose ...
Que la vie, douce ou difficile, dans cette cité ouvrière en voie "d'après disparition" , comme partout quand quelque chose est fini ... Il vaut mieux être en de bonnes conditions , et prêt à admirer gratuitement, -ce qui était mon cas- pour apprécier l'ambiance ...Demain dès l'aube
Histoire de deux frères, si on veut raccourcir .... Grâce à la bande-annonce, je savais qu'il y avait des scènes de piano, alléchantes. Le frère aîné (joué par Vincent Perez que j'aime voir) est pianiste réputé.
Je ne m'y suis pas ennuyée, ne suis pas partie au milieu. Mais c'est le genre de film que je n'aime pas voir. Parce que je n'y trouve pas l'espoir de la victoire du bien sur le mal, de l'intelligence sur la bêtise, de l'amour sur la haine gratuite. J'ai tout regardé, je voulais voir la suite et la fin, mais ça me révoltait et me donnait envie de fuir. Je préfère - et je ne suis pas la seule- que le Bien, le courage, la générosité, soient le vainqueur dans une histoire.
La puissance du mal, la capacité destructrice de la méchanceté, les personnages sans visage humain, la froideur contre laquelle rien n'a de prise, .... c'est pas pour moi !
Par ailleurs on y voit un univers que j'ignorais : les jeux de rôles, auxquels se consacrent des groupes , paraît-il , et à quelles dérives ces jeux peuvent mener ....
C'est là que tout espoir de faire triompher le Bien est vain. Dans ce film, les protagonistes sont des accros à la période napoléonienne, qui ne jouent guère , qui sacrifient à leur fantasme tout sens des réalités, toute empathie ... Jusqu'aux duels - Avec vrais enjeux, vrais témoins, ... vraies armes, et vrais morts, pour rien d'autre que par asservissement au jeu ...Mathieu (Vincent Pérez) est le seul personnage à peu près normal ... Au milieu de vrais fous , il ne pouvait pas faire grand chose. Je ne suis même pas sûre qu'il ait sauvé son frère. Ni que ce frère ait mérité d'être sauvé ...
Ce film m'a marquée .... Je suis contente au moins de ne pas y avoir perdu la tête.
16 juin 2009
Quando calienta el sol
Voici - ci-dessous- un message reçu de Jacques . Publié sous mon nom, j'en suis désolée !
C'est de l'usurpation !
Dès qu'il sera reconnu comme auteur, et donc qu'il pourra publier lui-même ses textes , je remédierai à cette anomalie en ...la supprimant ...


Coucou Jacou
Ca c'est un petit refrain pour inviter Jacques à plonger tout à la fois dans les gorges de l'Ardèche, les roubines du Sandron et les colonnes de Imagine .
Il ferait une bulle en italiano ou la coincerait sous les acacias (passés de fleurs) et je rirais de plaisir de voir que les effets d'un vol de papillon à l'autre bout de la région non seulement n'engendrent aucune catastrophe , mais renouvellent le pari de l'appel des langues.
Pour lui souhaiter la bienvenue , voici quelques mots , appris en 2nde et retenus immédiatement et à tout jamais - romantisme de l'adolescence - Je n'en ai pas retenu l'auteur , mais je suppose que l'un ou l'autre de nous pourrait le retrouver ...
Quelle musique délicieuse !
Je crois qu'il s'agissait d'une ode à une fontaine ...
D'ailleurs aurais-je autant aimé ce vers s'il ne parlait pas d ' eau ...
Liliane sait peut-être l'origine de ce poème , il me semble l'avoir évoqué avec elle ... mais Liliane ne blogue pas ...
Parle, Jacques , parle !
2 juin 2009
Genova
That film has impressed me.

The film shows how the father (Colin Firth, extremely cautious and true) manages for his daughters to pass through their difficulties and to go on living their own life. He has to stand acute, generous, sensible, and gentle, and strong and courageous, and hopeful .. The girls have each a special behaviour, because of their ages. The father's worrying a lot for both of them, differently .

Les personnages sont actuels et réalistes. Pas de caricature, pas de scène banale ou superficielle.
Et en plus , - un petit plus qui ne pouvait que me plaire- les cours d'anglais du père en Italie , ressemblent tellement à ce que j'ai vécu dans mes cours d'été en Grande-Bretagne !
- It's so cute ! -
Les étudiants tellement heureux de parler anglais , "avec un vrai Englishman" , et faisant tous les mêmes phrases ! Je comprenais très bien ce qu'ils disaient !
21 mars 2009
Bend it like Beckham

Exactly the sort of film I like, with all the ingredients to be interested in the story : determined young people, sensible efforts to go ahead and to solve problematical situations, cultural differences, courage, good willing, familial emotion, happy end.
Great !
It's somehow what I found in " Billy Elliot"
22 févr. 2009
Go ahead and keep talking
http://audeladesreves.blogspot.com
où on peut renouveler nos forces aux feux flambant hauts et vifs de Roland.
A possible translation ?
Le cœur aussi plein qu’une décharge,
un travail qui te tue lentement,
des coups qui ne guériront jamais
Tu es si las de ce mal-être,
- à bas le gouvernement -
mais non, mais non, ils ne s’occupent pas de nous
Une vie tranquille,
avec juste une poignée de monoxyde de carbone,
sans alarme et sans surprises,
sans alarme, sans surprises
Silence Silence
C’est mon dernier vœu,
mon dernier mal au ventre,
sans alarmes et sans surprises
Une si jolie maison Un si joli jardin
Ni alarme , ni surprise
-tirez–moi de là !
Ni alarme , ni surprise
-tirez–moi de là !
S'il vous plaît
25 janv. 2009
Small lights at his feet
In the corridor of the house
Through the main part of my garage
On this next one we can see (feebly) Tao twice !
When we went to the cinema Tao was even on his rolling lights.
My appreciation about the film : very good. We have both enjoyed it.
Yes, I have too !